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Lundi 6 Septembre 2010

Vie chère aux Antilles: bilan au 1er juillet 2009

2 juillet, 2009 Catégorie: Alimentation générale écrit par: ConsoDom

rayon_alimentationTrois mois environ, après les grèves et protestations, alors que toute la planète essaye de remonter la crise mondiale à grands coups d’annonces et de licenciements. Que pouvons-nous bien dire de la situation aux Antilles ?

Nous voyons très bien que la politique et le social ne font pas bon ménage. Simplement que cette politique consiste à concilier les intérêts des plus persuasifs.
Aux Antilles (comme en Métropole), le point capital est de revenir au droit de tous. Éliminer l’injustice sociale. Nombreux sont ceux qui combattent la discrimination dans le Gouvernement, mais ce dernier est aussi hors-la-loi.
La vie chère aux Antilles est provoquée par cette discrimination sociale. Le coût de la vie était à 40% au dessus du salaire moyen… Selon la législation, les fonctionnaires sont les seuls qui peuvent faire face à ce surplus. Mais l’arrivée de l’Euro et autre mondialisation change la donne.

La base salariale est le SMIC. Afin de s’aligner sur le coût normal de la vie aux Antilles, de nos jours, il faut un ajustement de 65 à 75% pour le SMIC.

Après les “négociations”, les promesses et autre cure de désintoxication, rien n’a réellement changé.

Après l’imposition d’une thérapie de groupe appelée subtilement “États généraux d’Outre-Mer”, comme si les problèmes venaient de nous, les intoxiqués de la consommation.

Les consommateurs Antillais ont commencé à changer leur façon d’acheter. Finis l’achat dans l’urgence (jusqu’à la fête des Mères), ils regardent bien les étiquettes et vérifient leurs monnaies.  Ceux qui avaient adopté de mauvaises habitudes ont eu du mal. Mais, de nombreuses plaintes sont à signaler.

Tout ceci à l’air innocent:

  • des codes barre intervertis
  • des tarifs de correspondant pas aux étiquettes sur les étagères, comme si les magasiniers n’ont pas renouvelé leurs affichages
  • des erreurs de saisie en caisse : de plus en plus nombreuses
  • des produit périmé ou ayant la date de péremption à 2 ou 3 jours suivants l’achat
  • l’apparition de nouvelles marques
  • des produits reconditionnés par le distributeur, avec des étiquettes de marques “génériques” mais locales
  • etc.

À l’heure de la crise mondiale, toutes les productions voient leurs tarifs baisser de plus de 70%. Les pays pouvant bénéficier de cette baisse sont les pays de consommation, comme les Antilles. Mais ce n’est pas le cas. Il suffit de voir le coût du lait en France métropolitaine et de comparer.

Pour les produits non périssables et les céréales, c’est encore pire. La différence est de plus de 600%.

Les produits de marque ont subi des baisses de tarifs et les produits premiers prix ne sont plus les même. Comment contrôler ? Si les produits de marques de distributeurs comme Carrefour sont plus rares, c’est à cause du reconditionnement de certains produits. Ce qui leur permet de garder toujours cette marge impressionnante en période de crise. Ce reconditionnement n’est en aucun cas le ré-emballage de produits périmés, mais simplement, la division en parts plus petites de produits achetés en gros.

Ne vous faites aucune illusion; c’est pour cela que vous ne verrez pas certaines “marques” sur le continent.

Maintenant le consommateur doit non seulement vérifier les prix, mais aussi les étiquettes. Vérifier la provenance d’un produit est assez problématique, voir impossible. Et pourtant, c’est ce dont nous devrions nous méfier.

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