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Vendredi 10 Septembre 2010

Comment communiquer et renouer le Dialogue dans l’entreprise au lendemain du conflit?

10 avril, 2009 Catégorie: Social, Économie écrit par: ConsoDom

solidariteSuite aux mouvements sociaux, la reprise s’avère particulièrement difficile, non pas à cause des problèmes financiers dus aux immobilisations, mais surtout aux rapports humains dans l’entreprise. Certains licencient pour ne pas croiser le regard de leurs employés. D’autres cherchent à se faire virer, car ils ont laissé leur cÅ“ur s’exprimer à la place de la raison.

En temps normal, aux Antilles, nous avons une diversité ethnique évidente en opposition avec les fonctionnements hiérarchiques. Il y a quand même certaines choses similaires dans la direction des entreprises. D’un côté on a des patrons qui instaurent un dictat, et de l’autre, on a des employés qui n’arrivent pas à admettre qu’ils sont payés pour travailler ou offrir un service.

Dans le secteur du tourisme d’accueil, c’est flagrant. Les nouveaux arrivants dans le secteur ne comprennent pas le fait qu’on attende d’eux du service. Refusant la servitude et le manque de considérations. Qu’est ce que c’est que ça ???

Dans ce secteur, vous rendez un service et vous êtes payé. Ce n’est pas de la servitude et la considération n’a pas sa place. Il ne faut pas mélanger les choses. Si le client a des exigences, il est normal que l’employé fasse de son mieux pour le satisfaire dans la limite de ses compétences. La considération viendra avec l’appréciation du client pour le service rendu. Si vous êtes embauché pour sourire, souriez ! Sinon changez de métier.

Aux Antilles, les patrons agissent souvent comme des dictateurs. Il suffit de voir comment ils n’arrivent pas à résoudre un simple problème de salaire quand il y a eu 1 mois d’arrêt. Tous simplement parce qu’il n’y a pas de dialogue dans l’entreprise. Il est si simple d’informer ses employés que cela va être difficile, et de répartir le montant à payer de façon exponentielle sur les mois à venir. C’est un exemple parmi tant d’autres. S’il y a discussion, le directeur devrait être au courant de certaines obligations financières de ses collaborateurs. Il ne s’agit en aucun cas de dévoiler sa vie privée. Ce n’est pas, lorsqu’un problème surgit qui faut prendre des dispositions…

Quand je parle des patrons antillais, je dis bien tous les patrons voyous. Et ne croyez pas que je cible les plus forts; bien au contraire, ce sont bien les autochtones noirs qui instaurent des dictats et quand il y a des problèmes, ils sont introuvables. Inutile de chercher des statistiques, puisque chacun d’entre nous a bien travaillé un jour ou l’autre pour un “CON”. Et peu importe la couleur ou la provenance de ce dernier il était bien un “CON” à nos yeux, n’est-ce pas ? Regardez ceux qui roulent en 4×4 dans le domaine du BTP…

J’imagine bien certains d’entre vous bondir, ou faire de gros yeux… ConsoDOM n’a pas d’étiquette prosyndicaliste ou “Anti-quoi que ce soit “. Nous sommes bien Antillais avant tout.

En France métropolitaine, en ce moment, le sport national est la séquestration de patrons voyous qui souvent travaillent pour des entreprises internationales. Ce qui nous démontre que le problème n’est pas d’ordre sociétal, mais bien culturel. Pourquoi arriver à ces extrémités ?

«ICI, quand on recourt à la violence, ce n’est pas pour se distraire, c’est quand on est désespéré…» dixit Sarkozy le candidat à la présidentielle, en avril 2007.

La séquestration n’est pas une solution, cela peut dégénérer. Il n’y aura pas de poursuites judiciaires tant qu’il n’y a pas plainte, ou d’atteinte à la personne.

Comme je l’ai souvent dit dans les précédents articles de ConsoDOM, c’est aux plus forts et plus riches de montrer l’exemple. Mais malheureusement, l’exemple ne semble pas provenir d’en haut.

Une entreprise est une Yole ronde. La caractéristique de la Yole ronde est qu’elle n’a ni dérive, ni gouvernail comme un voilier. Donc quand le vent souffle, elle vogue de façon aléatoire, jamais en ligne droite. C’est le patron barreur qui dirige la Yole à l’aide d’une pagaie et de son équipage. Je ne vais pas entrer dans des détails techniques, mais les antillais qui connaissent bien la Yole savent pertinemment ce qui se passe quand l’équipage ne réagit pas aux consignes du patron lors d’une rafale. Elle démâte.

Pour ne pas être disqualifié, il faut passer la ligne d’arrivée. Et que faire ? Et là j’imagine vos sourires…

Pour ceux qui ne connaissent pas la yole, j’explique :
L’équipage doit renverser la Yole dans le bon sens et la faire gondoler afin d’évacuer assez d’eau pour que la ligne de flottaison soit suffisante pour écoper. Et ils peuvent repartir en se relayant pour écoper. Le patron est le stratège qui donne les consignes, car il s’agit d’une course. Et dans une Yole, il n’y a pas de tire aux flans, les tâches sont bien réparties. Je pense que cette analogie est assez explicite.

Alors, passons à l’acte.

Parmi ceux qui tentent d’apporter des solutions, il y a la CGPME Martinique qui a proposé à ses adhérents, le 7 avril dernier, des ateliers de travail sur la thématique : “Comment communiquer et renouer le dialogue dans l’entreprise au lendemain d’un conflit ?”. Il ne semple pas qu’ils s’arrêteront à une session. Nombre de places limité à 12 personnes par session. Inscription obligatoire.
Contact : Cindy NIPHON – 06 96 98 98 16 ou adhesion@cgpme-martinique.org

Cette initiative a le mérite d’exister. Car on manque de formations aux Antilles.

Si vous avez des propositions du même type ou mieux, n’hésitez pas à nous en faire part.

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