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Lundi 6 Septembre 2010

Les martiniquais cultivent la pollution

26 mars, 2009 Catégorie: A la une, Environnement écrit par: Kioshia

En Martinique, il existe « une culture » en progression depuis quelques années qui fait parler d’elle de plus en plus par l’ONF, ou la DIREN et autres organismes de protection l’environnement : La Pollution.

Elle est cultivée par un certain nombre de martiniquais dans l’île.

Le vendredi 20 mars, nous, les deux chasseurs d’images de Consodom, sommes à Rivière l’Or. Nous devions faire quelques clichés pour l’enregistrement des titres de Tanbou Bô Kannal, chantés par la population durant la grève. Cela faisait quelques jours déjà que le groupe était en studio.

Après avoir fait ces images, nous sommes allés au bord de la rivière. Heureux de nous retrouver en ce lieu magnifique, hélas, nous découvrîmes bien vite que ce beau paysage avait été violé par les humains.

Il y avait, non loin de nous et dans l’eau, une machine à laver, une vieille casserole, une batterie de voiture.

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Au bord de la rivière, de petites habitations en tôles entassées grossièrement pour abriter des poules, lapins ou autres animaux. Au fil du temps, c’est devenu une pile d’immondices.

Malheureusement partout sur notre île, il y a des personnes qui se débarrassent de leurs vieux appareils électroménagers, objets divers comme des batteries de voiture, casserole… un peu n’importe où.

Le lendemain, nous avons fait une petite tournée du nord en passant par la trace. Sur la route, nous avons pris des clichés de paysage, de fleurs sauvages, de rivières et de pollution.

Voici un bref aperçu en image de la pollution :

Rivière l’Alma, un sac en plastique sur un rocher, un vieux calin à écrevisses, un cône de travaux publics.

Sur la route de fond Saint-Denis vers le saut du gendarme, une bouteille de shampooing lustrant pour voiture dans un cours d’eau et plus loin une habitation pas très écologique composée de tôle rouillé par l’humidité et le temps en pleine végétation luxuriante.

Au Morne Rouge, près d’une parcelle de culture, un amas de tôles et de pneus.

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En allant vers Saint-Pierre, des vieilles voitures abandonnées au bord de la route, près des habitations ou garages, des amas d’ordures çà et là.

À Fort-de-France, dans les quartiers Pointes des nègres et Texaco, des déchets encombrants entassés (tôles, pièces métalliques, bois…), de vieilles voitures le long de la route et concentrées près des garages du quartier…

J’ai vu pas mal de voitures ou des morceaux de voiture mélangés avec la végétation, comme une fausse note dans une partition de musique du début jusqu’à la fin de notre trajet.

C’est révoltant de voir à quel point nous sommes inconscients de ce que nous faisons à notre petite île si riche en faunes et en flores.

Nous avons la chance de vivre dans un petit paradis tropical convoité par ceux qui habitent dans le climat tempéré avec ses quatre saisons. Un paradis qui attire des touristes en recherche de paradis comme le notre pour passer des moments au soleil, boire de l’eau de coco, ou de la liqueur de coco, manger des plats typiques de notre île et bronzer au bord des plages de sable blanc au ciel bleu, au lieu de se geler le cul et d’entasser des vêtements chauds durant l’hiver.

L’Office National des Forets (ONF) fait son travail pour préserver notre environnement, les parcours et sentiers de randonnées et autres espaces de faune à protéger contre la pollution que l’homme laisse sur son passage. Entretenir les coins aménagés de nos forêts…  Ces personnes font beaucoup de choses pour la nature, car ils aiment « Dame Nature », mais nous, que faisons-nous pour faciliter leur travail quand nous allons à la rivière ou à la forêt ? Rien, à part jeter nos ordures près des rivières et dans les bois.

À qui jeter la pierre si ce n’est qu’à nous-mêmes les habitants pour notre négligence envers la nature. Nous avons des sociétés qui ramassent nos ordures ménagères, nos encombrants, qui mettent à notre disposition de grandes poubelles dans nos quartiers ou des poubelles individuelles et des grandes bennes…

Pourquoi certains trouvent quand même le moyen de jeter des ordures au bord des rivières, des routes ?

Nous avons depuis peu, une usine de recyclage, des bornes de tri supplémentaires pour nous apprendre que certains de nos déchets peuvent être recyclés tous cela pour nous sensibiliser et responsabiliser sur l’importance de notre environnement, afin de produire moins de déchets et dégorger les décharges publiques de l’île.

Pourquoi certains continuent à lâcher leurs déchets un peu partout ?

La loi Nº 75-633 du 15 juillet 1975 donne aux collectivités locales la responsabilité de l’élimination des déchets ménagers produits par leurs habitants.
Cette loi définit le déchet comme un résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon”.

Sur les petits dépôts d’ordures sauvages dans la nature (vieux frigo, canapé, batterie, voiture…), c’est une infraction réprimée par l’article R 632-1 du Code pénal qui punit d’une amende de contravention de 2ème classe (sauf si autorisation du propriétaire du terrain). Même, le fait d’uriner sur une voie publique est passible d’une amende (toujours de classe 2).

Si l’abandon de déchets a été commis avec un véhicule, ce qui est en général le cas, l’infraction peut être réprimée par les dispositions plus sévères de l’article R 635-8 du Code pénal qui prévoit une sanction de 5° classe et même la saisie du véhicule !

Nos maires ont l’obligation de faire respecter ces lois du Code pénal, du Code de l’environnement sous peine de contravention. S’ils se servaient de leurs pouvoirs de police de déchets plus sérieusement dans leur commune, les dépôts d’ordures sauvages dans la nature et dans les quartiers n’existeraient pas.

Les habitants peuvent aussi contacter leurs maires pour signaler qu’il y a des déchets encombrants dans le quartier ou chez eux qui s’accumulent et voudraient qu’ils soient enlevés.

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Le préfet, les maires et autres organismes de protection de l’environnement doivent prendre des sanctions contre les garagistes qui accumulent les carcasses de voiture devant leur atelier en leur donnant une contravention selon la loi et la classe et également certains particuliers qui gardent des épaves de voiture ou appareils ménagers devant chez eux ou dans leur propriété, si dans les jours qui suivent, ils ne font pas acheminer ces encombrants vers les casses.

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Un commentaire pour: “Les martiniquais cultivent la pollution”

  1. Madininaniquée (Extrait d’écritures d’Eric Lefort)
    La Martinique l’île aux fleurs, ou encore l’île de beauté… Il fût un temps ou de tels slogans reflétaient véritablement une réalité propre à cet éden de nos jours transformé en poubelle pour défendre des intérêts mesquins et sans lendemain… C’était l’époque ou la totalité de ses habitants « Martiniquais » et non encore convertis à dessin en primaires Domiens, vils adorateurs béats des pires futilités par le machiavélisme scabreux de ces insatiables hyènes de politiciens véreux… Avaient réellement conscience du lien maternel et sacral nous unissant tous à ce petit bout de terre qui, en transperçant de ses monts l’outremer de l’atlantique, me semble toujours vouloir au-delà des affres, offrir ses diverses nuances d’émeraude à notre majestueux soleil d’or caribéen… Un temps ou sa simple parole valait son locuteur… Une ère où l’on pouvait parler d’amour vrai sans avoir à souffrir de s’ouïr qualifier d’utopiste, un siècle ou le simple respect de soi commençait par l’attachement à l’essor réel de son propre terroir ainsi qu’à l’épanouissement de ses valeurs spécifiques que l’on estimaient alors et à juste raison, symbiotiques et complémentaires de la pensée évolutive universelle. Un âge révolu ?

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