Depuis la crise sociétale de ces dernières semaines, il y a de l’agitation dans les locaux de notre chaine nationale.
Quelle fut ma surprise en rentrant ce soir, constatant une rupture de programme. En effet, j’ai pris quelques secondes avant de réaliser que j’étais en train de regarder la mire, et sans lire ce qui était affiché. Je n’en revenais pas !
“Nous ne sommes pas en mesure de vous diffuser nos programmes. Nous vous prions de nous en excuser”
ENCORE ! M’exclamais-je.
La station était silencieuse durant la grève générale: même pas un JT pour nous informer.
Le personnel gréviste qui assurait les éditions spéciales en accord avec la direction, est “contraint à ne plus travailler face à l’immobilisme et le mépris de la direction parisienne de RFO”. L’intersyndicale attendait une réponse de Paris sur la demande de “l’arrêt du projet de diffusion de Télé Martinique depuis Paris et l’octroi d’un budget pour la production locale”.
Notre presse quotidienne nous dit :
Les télespectateurs ont dû être surpris vendredi soir à 19 heures en découvrant la mire en lieu et place du journal télévisé sur RFO Télé Martinique. Au bout de quelques minutes, un message est apparu à l’écran : « Nous ne sommes pas en mesure de vous diffuser nos programmes. Nous vous prions de nous en excuser ». Selon le peu d’éléments recueillis hier, des personnes se réclamant du Collectif du 5 février ont envahi le studio de Clairière et empêché la diffusion du journal télévisé de la chaîne publique. Une intervention liée avec la grève de la faim entamée cette semaine par Lisa David, une des journalistes de RFO. Jeudi, c’est le directeur de la station, Fred Ayangma, qui avait été victime d’un malaise et avait dû être hospitalisé.
Apparemment un fait “divers” pour certains…
Ce qui est sûr, c’est que tout ceci est en rapport direct avec la crise locale et la prise de position militante de Lisa David.
Voici quelques liens pour en savoir d’avantage sur ce qui se passe à RFO Martinique:
